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Petit vocabulaire du JT
Le concept de séquence est explicite dans le travail de réalisation et Différents types de séquences
Le générique-début joue un rôle mobilisateur de
repère et d'accroche. C'est la sonnerie de clairon qui bat le rappel des troupes.
Généralement graphique, toujours musical, il déroule un tapis sur lequel vont s'asseoir
les titres. Le générique-fin se résume souvent à un déroulant superposé à un
plan large du studio. Les titres. Avec ou sans présentateur visible (plein cadre ou encadré dans une
fenêtre qui prolonge le générique), avec ou sans tapis musical, avec ou sans
illustration (images fixes ou animées), avec ou sans support écrit. Lorsqu'un
événement éclipse les autres dans l'actualité du jour, la séquence titres
Le rappel des titres prend place en fin de journal. Il est souvent plus succinct
que les titres, et, à l'inverse de ceux-ci, généralement dépourvu de tapis
sonore. Après le générique et les titres, l' ouverture désigne la première séquence développant une information. Il s'agit le plus souvent d'un reportage ou d'un direct: on attend de l'ouverture qu'elle soit la plus "chaude" possible et qu'elle imprime un rythme au journal, ce qui disqualifie a priori les invités, plateaux et autres rubriques. Lorsqu'il s'agit d'une image forte qui se suffit à elle-même (la mise à feu d'une fusée ou le "oui" d'une princesse à son prince), l'ouverture précède parfois le premier chapeau. La fausse-ouverture est la promotion en une d'une information liée à un enjeu secondaire, voire anecdotique, mais qui se singularise par un aspect extra-ordinaire, image étonnante ou aventure humaine hors du commun par exemple. Par essence, la fausse-ouverture ne figure pas dans les titres. Le chapeau est un texte introductif lu par le présentateur. L'art du chapeau
consiste à équilibrer deux nécessités parfois incompatibles: situer l'information et
son contexte (en dire assez) et donner l'envie d'écouter la suite (ne pas en dire trop).
Un intertitre et/ou une illustration (anciennement dia) ont
complété à certaines époques les chapeaux du Journal Télévisé. La désannonce est un complément de séquence. Elle permet au présentateur de rectifier une erreur, de clarifier une ambiguïté, d'excuser une imperfection technique, de donner une information de dernière minute, ou d'apporter une précision d'ordre pratique (numéro de téléphone, date de concert).
Trois cas particuliers de sujets
A l'intérieur d'un sujet
Il y a des larges, des serrés, des zooms, des dé-zooms, des panos, rarement des plans-séquences. Le vocabulaire cinématographique du journaliste-lambda se limite à ces ingrédients-là. Le terme Imagique désigne tableaux, graphiques et autres animations (Imagique est le nom du département qui les réalise). On utilise encore parfois le synonyme chyron, du nom du fabricant des premiers ordinateurs graphiques. Le tapis ou décor sonore meuble les trous de la bande son, plus précisément l'absence de son inter (de "son international", ambiance sonore du reportage, à l'exclusion du commentaire). L'image d'archives est fréquemment confondue avec l'image-prétexte
(file de chômeurs anonymes, pensionnés jouant à la pétanque, coulée continue
sidérurgique...) L'abus de la seconde trahit le manque d'inspiration (ou d'énergie) du
journaliste. L'image d'archives enrichit une séquence, l'image-prétexte
l'appauvrit. L'image d'archives est repérée par un sous-titre.
Une page spéciale est un petit JT thématique enchâssé dans un plus grand. YTh, septembre 98 |