dents sur l’équivalent
virtuel de la salle des coffres. D’après un ancien expert de la NSA, il y
aurait cent mille pirates occasionnels dans le cyberespace, mais seule une
infime minorité, quelques centaines tout au plus, seraient de vrais mauvais génies
capables de repérer les faiblesse d’un système informatique et de s’y
introduire à l’occasion. Quelques centaines quand même… mais qu’on se
rassure : les plus doués, une soixantaine, ont un employeur qui les
surveille de près: l’Agence Nationale de Sécurité elle-même.
L’Internet
n’est pas le coupe-gorge décrit par les médias. Les défenseurs de la vie
privée subodorent que cette dramatisation excessive n’est pas uniquement
l’effet du hasard et des prédispositions racoleuses de la presse. « Sous
prétexte de vouloir nous protéger contre les quatre nouveaux cavaliers,
largement imaginaires, de l'apocalypse informatique - le trafic de drogue,
le blanchiment d'argent, le terrorisme et la pornographie - les agences
responsables du maintien de l'ordre et les services de renseignements tentent de
remodeler les réseaux de communication afin qu'ils garantissent une
surveillance aisée et étendue sans obliger leurs agents à quitter leur
bureau.»
Le message des croisés de la
« privacy » rejoint celui des activistes du code ouvert : il
n’y a pas de démocratie sans transparence, et pas de transparence sans
technologie transparente.