Ouadane est un village oublié dans la région désertique de l'Adrar en Mauritanie.
D'abord, la Mauritanie:

Jadis colonie française, la Mauritanie a gardé des liens étroits avec Paris. Les
policiers locaux travaillent dans des bureaux à l'enseigne de la "Gendarmerie
Nationale" et la plupart des habitants comprennent au moins des rudiments de la
langue.
L'Adrar est voisin du Sahara. Ne cherchez pas Ouadane, ou Wadane, sur mapquest.com ou
au rayon cartographie de votre librairie de quartier. L'endroit a pour ainsi dire disparu
du paysage. Extrait d'un site web riche en
informations sur la région.
Ville ancienne accrochée dans la pierre de la falaise; dernier
repère construit par l'homme sur l'axe Nouakchott-Akjoujt-Atar-Chinguetti. On y accède
par la
piste de Chinguetti, en passant par Tinigui. Créée au 12ème siècle, Ouadane fut la
première cité mauritanienne à introduire le palmier-dattier dans la région. Elle a
été construite sur une falaise pour s'assurer une position défensive lors des périodes
troublées. A l'époque où le commerce caravanier transsaharien était en plein essor,
elle eut la chance d'être sur une de ces grandes voies reliant les pays du Maghreb à
l'Afrique Subsaharienne. L'or et le sel envoyés en Afrique du Nord y transitaient. En
retour, elle recevait les caravanes du Maroc de parfums, tissus, bijoux. Du 14ème au
18ème siècle, elle fut l'un des ports caravaniers les plus prospères de la Mauritanie.
Par son importance économique, elle surpassait Chinguetti qui elle, devint plutôt un
grand foyer culturel et religieux musulman. Florissante à l'époque, riche de plusieurs
milliers d'habitants, cette vieille cité n'en compte guère que quelques centaines
actuellement. Née des caravanes, Ouadane se meurt de leur disparition. Dès le 19ème
siècle, elle n'était plus qu'une petite cité saharienne, très excentrée, par où ne
passait pas le fructueux commerce de la gomme. L'attrait actuel des grandes villes de la
côte ne font qu'accentuer le paupérisme de cette antique cité (...) Ses mosquées
anciennes, au haut minaret de pierres sèches, ses ruelles méritent le voyage. Un gîte
aménagé peut y accueillir les touristes. Un petit musée et une bibliothèque ancienne,
sont complémentaires de ceux de Chinguetti. En grimpant la falaise, on accède au
cratère Guelb er Richat, formidable site géologique et préhistorique.